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Spécial Jeunes créateurs à Paris
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Photo D.R.
Durant la semaine de du Prêt-à-porter qui s'est déroulée à Paris du 2 au 10 octobre, plusieurs jeunes créateurs ont rencontrés un vif succès.
Durant la semaine de du Prêt-à-porter qui s'est déroulée à Paris du 2 au 10 octobre, plusieurs jeunes créateurs ont rencontrés un vif succès. Présents depuis seulement quelques saisons, ils sont à coup sûr les talents de demain. Vogue.com vous propose d'en découvrir deux cette semaine.
Andrew Gn est un designer qui n'est pas embarrassé par le luxe ; on peut même compter sur lui pour l'attention minutieuse qu'il porte aux broderies et appliqués, et pour le printemps il se surpasse avec une petite couche de nostalgie pour couronner le tout. Tout d'abord, le designer de Singapour puise son inspiration dans les trésors textiles que son père a ramené à la maison de ses voyages d'affaires, depuis les tissus iraniens jusqu'aux broderies du Vietnam et de Chine. Ensuite, il les applique aux silhouettes des années 60 avec une touche de Californie et de Carnaby Street dans le mélange. Le résultat: des couleurs jubilatoires et des motifs forts pour ses classiques, avec beaucoup de minis ; le tout ornés de papillons appliqués, fleurs cerises et pivoines chinoises brodées, et de franges, pour celles et ceux qui admirent les œuvres d'art…
Le thème 'Il m'aime, il ne m'aime pas' de Veronique Branquinho comprenait des formes fraîches, pures et fluides. Les largeurs variables de tissu et de maille sont tricotées comme des treillis de jardin, et les brides étroites sont souvent totalement couvertes de perles.
Projeté soudainement sous les sunlights de la mode grâce au Vogue américain et à sa récente prestation chez Ruffo Research, Haider Ackermann a présenté un show pour le printemps, qui conforte son statut de star montante. Sa collection était une expérimentation d'effets de texture dans l'art de la coupe, de la torsade et du tressage. Un peu osées, ses robes en résille pure épousent les formes des corps nus. Les textiles ressemblent à des lanternes de papier japonais et des détails de smoking et rubans, donnent de l'importance à des tops tank tout simples. Les inspirations indiennes incluent des pantalons courts à la taille basse. Un manteau rouge intéressant arbore un dos couvert pratiquement entièrement de rangées de détails smocking. Très importante également, une série de robes orange fluo ou rose flashy, tout comme de simples mais élégantes robes noires plissées et drapées.
Deux thèmes majeurs traversaient la collection d'Isabel Marant pour le printemps prochain. Tout d'abord les imprimés cachemire omniprésents dans les premiers passages, sur des peignoirs, jupes et robes en mousseline de soie fluides et aériennes, dans des couleurs terre. Puis, l'esprit militaire était visible dans des ensembles en lin kaki, composés de vestes de safari coordonnées à des shorts ou des pantacourts froncés sur le mollet. Et partout des rubans: sur les poches, en bretelles fines, en ceinture-guipure sur des jupes en voile chocolat ou encore dans le bas des pantalons. Enfin une constante pour l'été prochain, les accessoires seront dorés, comme le prouvent ces pochettes rigides ou les mules à talon haut version or ou argent…
Des silhouettes fraîches, légères comme des plumes signalent l'arrivée du printemps chez AF Vandevorst, à travers des motifs fleuris argentés ou rouge violent, utilisés sur des manteaux, jupes ou pantalons. Les blouses virevoltantes s'épanouissent sur des jupes tantôt moulantes tantôt asymétriques. Les imprimés floraux rouge criard se mélangent à d'autres plus géométriques, tandis que la matière est torsadée, drapée ou plissée. Les châles au crochet sont portés sur des silhouettes empruntées à la lingerie, et les basiques sont déconstruits en blanc ou rouge. Une touche année 80 s'immisce dans la forme des manteaux et des tailleurs pantalons avec des brides 'bondage'. Les accessoires incluent des chaussures argentées et des ceintures sculptées portées négligemment autour de la taille.
"Je veux vivre ma vie", tel était le message d'Ann Demeulemeester qui joue la carte du rock and roll avec une collection toute en superpositions. Le noir et blanc dominent, accessoirisés de ceintures à la coupe faite au rasoir épelant le mot 'Wilder' (sauvage), sur fond de messages tels que 'Sin' (péché), imprimés sur des tops tank en soie ou coton et des T-shirts. Les brides SM sont enroulées autour des jambes ou du corps, ou pendent négligemment autour des hanches. Une nouvelle silhouette pour cette saison, avec des entrejambes exagérément lâches sur des pantalons et des shorts pile dans la tendance ethnique urbain qui prévaut sur les podiums actuellement.
Nommé chez Montana en juillet dernier, Stéphane Parmentier n'a eu que trois mois pour mettre en place un défilé fidèle à l'esprit de son fondateur, tout autant qu'à ses propres inspirations. Mission accomplie dans une collection honnête et très cohérente. Les ensembles en cuir tels que ce blouson sans manches ou cette jupe de daim beige pâle ont l'air admirablement structurés. Des pièces de serpent de mer brillant ou de daim ultra fin sont assemblés sans couture dans une mini jupe ou un fourreau pour le soir à dos nu. Le designer rend hommage à son prédécesseur dans des combinaisons ou des robes ornées de zip décoratifs, mais sa propre signature est particulièrement apparente dans la coupe de manteaux taillés à vif, courts ou longs, ornés d'appliqués rectangulaires et un tailleur pantalon blanc à la silhouette affûtée.
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